J'avoue, je ne suis plus surprise par les annonces quotidiennes de la radio annonçant les attentats survenus en Irak.
Comme beaucoup, j'ai été révoltée quand les Etats-Unis ont décidé d'attaquer ce pays, et comme beaucoup, je me suis rendu compte que je ne pouvais y faire grand-chose.
Mais ce soir, en rentrant chez moi, j'écoutais ces fichues infos dans ma voiture, et la révolte est revenue.
18 enfants âgés de 10 à 15 ans tués aujourd'hui en Irak.
Ces enfants étaient en train de jouer au foot!
Sur un terrain vague transformé en terrain de foot.
Une voiture piégée les a visés.
mardi, février 27, 2007
lundi, février 26, 2007
Les nouvelles mesures de sécurité dans les aéroports
Connaissez-vous les nouvelles règles du voyage en avion ?
• Vous n’avez pas le droit d’emporter de liquides avec vous dans des contenants de plus de 100mL. Par ailleurs, les contenants de moins de 100mL doivent tenir dans un petit sac congélation transparent :

100mL, c’est un tiers d’une canette de soda.
L’idée est d’éviter la confection de bombes à partir de différents liquides.
Les biberons pour bébé sont autorisés si vous les gouttez devant les employés de l’aéroport.
L’autre jour, j’avais oublié dans mon sac une petite bouteille d’eau, que le préposé aux rayons x a détectée dans sa machine. Il m’a demandé de la jeter devant lui, ou de la boire puis de la jeter.
J’ai entrepris d’avaler le demi-litre d’eau en un seul coup, montrant ainsi au douanier que ce n’était pas du mercure (ou que sais-je encore).
J’ai passé la barrière à deux mètres pour finir de boire avant d’embarquer, mais l’employé est venu m’y chercher par la peau du dos !
Eh oui, vous avez beau montrer que vous ingurgitez le liquide, il faut le boire avant la barrière !
• En Grande Bretagne, pour passer la sécurité, il faut n’avoir qu’un seul sac ou valise.Dans l’escargot de la file d’attente, l’employé de la sécurité hurle à la cantonade d’enlever ses manteaux et vestes.
Ce que vous faites, tout en exécutant l’autre ordre de ranger votre sac à main dans votre valise ‘carry-on’, en avançant à deux à l’heure, et en vous déchaussant, bien sûr.
Arrivé devant les rayons x, votre valise dans une main, votre manteau dans l’autre, vos chaussures sous le bras et votre carte d’embarquement entre les dents, on vous demande de sortir votre ordinateur et le petit sac en plastique transparent pour qu’ils passent sans encombre dans la machine.
Attention l’équilibrisme !
Et le linge sale, on en fait quoi ?
• Vous n’avez pas le droit d’emporter de liquides avec vous dans des contenants de plus de 100mL. Par ailleurs, les contenants de moins de 100mL doivent tenir dans un petit sac congélation transparent :
100mL, c’est un tiers d’une canette de soda.
L’idée est d’éviter la confection de bombes à partir de différents liquides.
Les biberons pour bébé sont autorisés si vous les gouttez devant les employés de l’aéroport.
L’autre jour, j’avais oublié dans mon sac une petite bouteille d’eau, que le préposé aux rayons x a détectée dans sa machine. Il m’a demandé de la jeter devant lui, ou de la boire puis de la jeter.
J’ai entrepris d’avaler le demi-litre d’eau en un seul coup, montrant ainsi au douanier que ce n’était pas du mercure (ou que sais-je encore).
J’ai passé la barrière à deux mètres pour finir de boire avant d’embarquer, mais l’employé est venu m’y chercher par la peau du dos !
Eh oui, vous avez beau montrer que vous ingurgitez le liquide, il faut le boire avant la barrière !
• En Grande Bretagne, pour passer la sécurité, il faut n’avoir qu’un seul sac ou valise.Dans l’escargot de la file d’attente, l’employé de la sécurité hurle à la cantonade d’enlever ses manteaux et vestes.
Ce que vous faites, tout en exécutant l’autre ordre de ranger votre sac à main dans votre valise ‘carry-on’, en avançant à deux à l’heure, et en vous déchaussant, bien sûr.
Arrivé devant les rayons x, votre valise dans une main, votre manteau dans l’autre, vos chaussures sous le bras et votre carte d’embarquement entre les dents, on vous demande de sortir votre ordinateur et le petit sac en plastique transparent pour qu’ils passent sans encombre dans la machine.
Attention l’équilibrisme !
Et le linge sale, on en fait quoi ?
samedi, février 24, 2007
Comment une expat' française se sent au Québec
Merci à Béo de m'avoir fait découvrir ce jeu des 5 questions, que j'ai soumis à une illustre expatriée à Québec... ma soeur!
Evidemment, cela n'engage que moi (qui publie) et elle (qui répond aux questions):)
5 choses que vous aimez dans votre nouveau pays.
la sécurité
le calme
le prix des logements
la taille des logements
le service
4 choses qui vous manquent de votre ancien pays
ma famille
mes amis
Paris!
ma vie sociale
3 choses qui vous énervent un peu (ou beaucoup) dans votre nouveau pays
le paysage un peu monotone des maisons qui ont toutes une architecture similaire
la longueur de l'hiver
une certaine peur de 'l'étranger'
2 choses qui vous surprennent (ou qui vous ont surpris jadis) dans votre
nouveau pays
la quantité de neige
le fait de pouvoir se faire virer en quelques minutes sans préavis
1 chose dans votre nouveau pays qui vous manquerait terriblement s’il vous arrivait de repartir
la sécurité
Evidemment, cela n'engage que moi (qui publie) et elle (qui répond aux questions):)
5 choses que vous aimez dans votre nouveau pays.
la sécurité
le calme
le prix des logements
la taille des logements
le service
4 choses qui vous manquent de votre ancien pays
ma famille
mes amis
Paris!
ma vie sociale
3 choses qui vous énervent un peu (ou beaucoup) dans votre nouveau pays
le paysage un peu monotone des maisons qui ont toutes une architecture similaire
la longueur de l'hiver
une certaine peur de 'l'étranger'
2 choses qui vous surprennent (ou qui vous ont surpris jadis) dans votre
nouveau pays
la quantité de neige
le fait de pouvoir se faire virer en quelques minutes sans préavis
1 chose dans votre nouveau pays qui vous manquerait terriblement s’il vous arrivait de repartir
la sécurité
jeudi, février 22, 2007
Vous en reprendrez bien un peu ?
J’ai déjà volé sur Ukraine International Airlines.
C’était il y a quelques années, j’étais jeune et sans peur, et je venais de passer deux jours à Odessa, pour mon travail.

Odessa, son escalier Potemkine, son joli mois de juillet, ses marins grecs amarrés pour une perm’, et son aérodrome où Air France n’atterrit pas (encore).
Le voyage s’était bien passé, et je n’en garde pas de souvenir ému.
Cette semaine m’a donné l’occasion de revivre cette expérience, de Paris à Kiev – les horaires des vols AF ne me convenant pas. Mais comme il s’agissait de vols en code share, je gagnais quand même des miles sur ma carte AF – eh oui, pour nous payer avec Clément le voyage en Californie de cet été, il en faut des miles accumulés !
Je me rends donc guillerette à Roissy, me demandant de quelle compagnie aérienne l’avion proviendra cette fois-ci : en effet, la dernière fois, il s’agissait d’un ancien appareil Alitalia, dont le logo était resté sur les boucles des ceintures de sécurité.
Aujourd’hui, en montant à bord, rien ne semble distinguer ce boeing d’un autre. Les protège-appui-têtes sont gris et jaunes, les couleurs de la compagnie, et les ceintures ne sont pas logotées. RAS, donc.
Le décollage se passe bien, malgré le bruit d’enfer qui vient des ailes, mais qui laisse les hôtesses de marbre. Toujours RAS.
C’est lorsque je me lève pour aller aux toilettes que je me rends compte que tout y est écrit en… portugais. C’est donc cela ; un ancien appareil de la TAP. Compagnie aérienne reconnue, s’il en est !

Le vol se passe bien, le plateau-repas, à défaut de nourriture céleste, nous propose (ci-dessus) de ‘découvrir l’Ukraine’, et l’atterrissage, toujours dans un bruit d’enfer, n’arrache pas un poil de sourcil au steward, charmant au demeurant.
Finalement, je pourrais peut-être redevenir jeune et sans peur ?
C’était il y a quelques années, j’étais jeune et sans peur, et je venais de passer deux jours à Odessa, pour mon travail.

Odessa, son escalier Potemkine, son joli mois de juillet, ses marins grecs amarrés pour une perm’, et son aérodrome où Air France n’atterrit pas (encore).
Le voyage s’était bien passé, et je n’en garde pas de souvenir ému.
Cette semaine m’a donné l’occasion de revivre cette expérience, de Paris à Kiev – les horaires des vols AF ne me convenant pas. Mais comme il s’agissait de vols en code share, je gagnais quand même des miles sur ma carte AF – eh oui, pour nous payer avec Clément le voyage en Californie de cet été, il en faut des miles accumulés !
Je me rends donc guillerette à Roissy, me demandant de quelle compagnie aérienne l’avion proviendra cette fois-ci : en effet, la dernière fois, il s’agissait d’un ancien appareil Alitalia, dont le logo était resté sur les boucles des ceintures de sécurité.
Aujourd’hui, en montant à bord, rien ne semble distinguer ce boeing d’un autre. Les protège-appui-têtes sont gris et jaunes, les couleurs de la compagnie, et les ceintures ne sont pas logotées. RAS, donc.
Le décollage se passe bien, malgré le bruit d’enfer qui vient des ailes, mais qui laisse les hôtesses de marbre. Toujours RAS.
C’est lorsque je me lève pour aller aux toilettes que je me rends compte que tout y est écrit en… portugais. C’est donc cela ; un ancien appareil de la TAP. Compagnie aérienne reconnue, s’il en est !
Le vol se passe bien, le plateau-repas, à défaut de nourriture céleste, nous propose (ci-dessus) de ‘découvrir l’Ukraine’, et l’atterrissage, toujours dans un bruit d’enfer, n’arrache pas un poil de sourcil au steward, charmant au demeurant.
Finalement, je pourrais peut-être redevenir jeune et sans peur ?
mardi, février 20, 2007
You can’t love anything more than something you miss.

Extremely loud and Incredibly close, Jonathan Safran Foer
C’est la constatation que fait Oskar, 9 ans, le narrateur du livre, qui a perdu son père le 11 septembre 2001.

Jonathan Safran Foer forme avec Nicole Krauss (auteur de The History of Love) le ‘nouveau couple d’écrivains new-yorkais qui réussissent’, comme Siri Husvedt et Paul Auster avant eux.
Ils affectionnent les histoires à tiroirs sur plusieurs générations, dont celle des grands-parents a immigré aux Etats-Unis dans les années 30-40.
J’ai d’abord lu The History of Love, que j’ai beaucoup aimé, puis Extremely loud.J’ai eu l’impression dérangeante en lisant le second livre de relire le premier : même style, mêmes récits entrecoupés, même trame (un narrateur enfant rencontre un homme de 80 ans et cela change sa vie…).
J’ai eu l’impression d’avoir deux livres… pour le prix de deux.

J’ai imaginé ces deux écrivains qui se ressemblent – même âge, même ‘background’ familial (celui décrit dans leurs livres) -, écrivant en même temps dans leur brownstone de Brooklyn, acheté grâce aux royalties de leur premier livre : comment ne pourraient-ils pas s’influencer l’un l’autre ?
Après tout, ce ne serait pas la première fois que deux écrivains à succès forment un couple : Paul Auster et Siri Husvedt sont passés par là, mais aussi, avant eux, Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir…
J’attends avec impatience leur troisième livre, qui me montrera, j’espère, que j’ai tort !
Mais pour l’instant, je suis perplexe et… allé, regardons les choses en face, envieuse de ce succès à 6 zéros dès le premier livre de ce jeune couple qui n’a pas 60 ans à eux deux…
lundi, février 19, 2007
La Chute
Ses jambes sont lourdes. La porte du métro s’ouvre. Un gouffre entre la rame et le quai. Quelques centimètres, mais il lui font peur. Quel pied avancer en premier ? Et si elle trébuchait dans la fente ?
Il faut se lancer, sinon le métro va sonner et repartir. Elle avance un pied hésitant, se cramponne à la porte ouverte, puis son pied touche lourdement le quai. Le deuxième, avec précaution, s’extrait de la rame. Elle peut lâcher la porte, elle est sur la terre ferme.
Les gens sur le quai se hâtent et la bousculent. Il faut les éviter, se frayer un chemin vers la sortie. Elle se fait toute petite, traverse le quai pour longer le mur, tente de ne pas être heurtée par les obstacles. Elle a oublié sa canne à la maison, et serre fort contre elle son sac à main, comme si lui pouvait la protéger de la chute.
Elle avance à petits pas vers les escaliers. Ses jambes n’obéissent plus comme avant, et ses pieds enflés la font souffrir dans ses chaussures. Courage, se dit-elle, dans cinq minutes elle sera chez elle.
Si Henri est d’accord, elle prendra le taxi, à partir de maintenant. L’idée que ce périple en métro est peut-être le dernier la réconforte.
Elle arrive devant l’escalier, attrape la rampe. Marche par marche, elle le gravit ; toujours le pied droit en premier, celui-là reste un peu plus vaillant que le pied gauche. Les gens pressés qui montent et qui descendent la frôlent, mais elle tient bon la rampe. Elle n’a pas l’idée de leur envier leurs jambes fringantes ; elle est concentrée sur sa difficile tâche.
Plus qu’une seule marche ; elle est presque arrivée. Restera juste la lourde porte en verre à pousser. Ces portes sont dangereuses : un coup de vent, et elles se retournent contre vous. Et du vent, il y en a beaucoup dans les bouches de métro.
Un jeune homme passe devant elle et pousse la porte. Formidable, se dit-elle : il va lui tenir la porte et elle n’aura pas à la pousser de toutes ses forces pour pouvoir sortir.
Mais le jeune homme passe son chemin. Il lâche la porte derrière lui. Elle avance les mains par réflexe, pour retenir la porte qui va se jeter sur elle. Mais son sac la gêne. Et la porte est trop lourde.
Le poids de la porte et la force du vent l’atteignent en pleine poitrine. Elle perd l’équilibre. Derrière, l’escalier.
La chute la précipite. Personne derrière elle pour la retenir de tomber. Son petit corps engourdi dévale les escaliers, puis quelqu’un appelle les pompiers.
Par miracle, elle ne s’est rien cassé. Juste quelques bleus sur son corps endolori.
Une âme charitable lui a gardé son sac pendant qu’elle avait perdu connaissance.
Mais il faut imaginer la frayeur pendant la chute, et le malaise pour quelqu’un de si discret d’être l’objet de toutes les curiosités, là, sur le brancard des pompiers.
Il faut se lancer, sinon le métro va sonner et repartir. Elle avance un pied hésitant, se cramponne à la porte ouverte, puis son pied touche lourdement le quai. Le deuxième, avec précaution, s’extrait de la rame. Elle peut lâcher la porte, elle est sur la terre ferme.
Les gens sur le quai se hâtent et la bousculent. Il faut les éviter, se frayer un chemin vers la sortie. Elle se fait toute petite, traverse le quai pour longer le mur, tente de ne pas être heurtée par les obstacles. Elle a oublié sa canne à la maison, et serre fort contre elle son sac à main, comme si lui pouvait la protéger de la chute.
Elle avance à petits pas vers les escaliers. Ses jambes n’obéissent plus comme avant, et ses pieds enflés la font souffrir dans ses chaussures. Courage, se dit-elle, dans cinq minutes elle sera chez elle.
Si Henri est d’accord, elle prendra le taxi, à partir de maintenant. L’idée que ce périple en métro est peut-être le dernier la réconforte.
Elle arrive devant l’escalier, attrape la rampe. Marche par marche, elle le gravit ; toujours le pied droit en premier, celui-là reste un peu plus vaillant que le pied gauche. Les gens pressés qui montent et qui descendent la frôlent, mais elle tient bon la rampe. Elle n’a pas l’idée de leur envier leurs jambes fringantes ; elle est concentrée sur sa difficile tâche.
Plus qu’une seule marche ; elle est presque arrivée. Restera juste la lourde porte en verre à pousser. Ces portes sont dangereuses : un coup de vent, et elles se retournent contre vous. Et du vent, il y en a beaucoup dans les bouches de métro.
Un jeune homme passe devant elle et pousse la porte. Formidable, se dit-elle : il va lui tenir la porte et elle n’aura pas à la pousser de toutes ses forces pour pouvoir sortir.
Mais le jeune homme passe son chemin. Il lâche la porte derrière lui. Elle avance les mains par réflexe, pour retenir la porte qui va se jeter sur elle. Mais son sac la gêne. Et la porte est trop lourde.
Le poids de la porte et la force du vent l’atteignent en pleine poitrine. Elle perd l’équilibre. Derrière, l’escalier.
La chute la précipite. Personne derrière elle pour la retenir de tomber. Son petit corps engourdi dévale les escaliers, puis quelqu’un appelle les pompiers.
Par miracle, elle ne s’est rien cassé. Juste quelques bleus sur son corps endolori.
Une âme charitable lui a gardé son sac pendant qu’elle avait perdu connaissance.
Mais il faut imaginer la frayeur pendant la chute, et le malaise pour quelqu’un de si discret d’être l’objet de toutes les curiosités, là, sur le brancard des pompiers.
vendredi, février 16, 2007
Superprofits
Total : 12,6 milliards d’euros de bénéfice net en 2006.
BNP Paribas : 7,3 milliards.
Société Générale : 5,2 milliards.
Shocking ?
Contrairement aux pays anglo-saxons, la France garde une culture de la ‘saleté de l’argent’: l’argent est louche, le profit tabou. On ne dit pas combien on gagne, on n’achète pas de voiture chère, que l’on juge m’as-tu-vu.
En France, quelqu’un qui affiche sa réussite est forcément suspect.
Alors, hier matin sur RTL, le débat des ‘auditeurs ont la parole’ promettait d’être intéressant.
Il ne le fut pas dans le sens auquel on s’attendait.
Le premier intervenant était un entrepreneur, qui expliqua qu’il est normal pour ceux qui investissent et prennent des risques d’avoir un retour. Après tout, l’inverse est aussi vrai : les investisseurs perdent leur argent quand l’entreprise n’est pas rentable…
Les auditeurs suivants travaillaient pour des filiales des trois entreprises superprofitables, et semblaient satisfaits de ce gros quatorzième mois qu’est l’intéressement au bénéfice (car ils touchent déjà un treizième mois).
Mes compatriotes seraient-ils en train de virer leur cuti ?
Pour paraphraser Churchill, ont-ils accepté le fait que le capitalisme est le pire système économique à l’exception de tous les autres ?
Dans ce système, il semble que les salariés les moins bien lotis ne soient pas ceux des super-entreprises, dont les profits augmentent leurs revenus, fournissent des cantines haut-de-gamme ultra-subventionnées et ouvrent des crèches au pied des tours de la Défense.
Non, ceux qui souffrent sont les salariés dont les entreprises –trop petites- ne sont pas (encore) cotées, car ils ne bénéficient pas de toutes ces possibilités d’intéressement, participation, etc…
Conclusion : ce n’est pas trop de capitalisme que l’on a en France, mais pas assez.
Cela fait réfléchir.
Moi qui pensais que les Français avaient de l’actionnaire une image du gros-plein-de-soupe fumant son cigare, je ne sais plus que penser !
BNP Paribas : 7,3 milliards.
Société Générale : 5,2 milliards.
Shocking ?
Contrairement aux pays anglo-saxons, la France garde une culture de la ‘saleté de l’argent’: l’argent est louche, le profit tabou. On ne dit pas combien on gagne, on n’achète pas de voiture chère, que l’on juge m’as-tu-vu.
En France, quelqu’un qui affiche sa réussite est forcément suspect.
Alors, hier matin sur RTL, le débat des ‘auditeurs ont la parole’ promettait d’être intéressant.
Il ne le fut pas dans le sens auquel on s’attendait.
Le premier intervenant était un entrepreneur, qui expliqua qu’il est normal pour ceux qui investissent et prennent des risques d’avoir un retour. Après tout, l’inverse est aussi vrai : les investisseurs perdent leur argent quand l’entreprise n’est pas rentable…
Les auditeurs suivants travaillaient pour des filiales des trois entreprises superprofitables, et semblaient satisfaits de ce gros quatorzième mois qu’est l’intéressement au bénéfice (car ils touchent déjà un treizième mois).
Mes compatriotes seraient-ils en train de virer leur cuti ?
Pour paraphraser Churchill, ont-ils accepté le fait que le capitalisme est le pire système économique à l’exception de tous les autres ?
Dans ce système, il semble que les salariés les moins bien lotis ne soient pas ceux des super-entreprises, dont les profits augmentent leurs revenus, fournissent des cantines haut-de-gamme ultra-subventionnées et ouvrent des crèches au pied des tours de la Défense.
Non, ceux qui souffrent sont les salariés dont les entreprises –trop petites- ne sont pas (encore) cotées, car ils ne bénéficient pas de toutes ces possibilités d’intéressement, participation, etc…
Conclusion : ce n’est pas trop de capitalisme que l’on a en France, mais pas assez.
Cela fait réfléchir.
Moi qui pensais que les Français avaient de l’actionnaire une image du gros-plein-de-soupe fumant son cigare, je ne sais plus que penser !
mercredi, février 14, 2007
Fifties?
Mon père m'a donné une plaque de verre qu'il a reçue d'une cousine née en 1902 (et décédée depuis).
La plaque était enveloppée dans un vieux papier journal, que j'allais m'empresser de jeter, et puis... Si c'est pas mignon, ces petites robes...
Alors, chers amis spécialistes de mode, années 50, avant ou après?
vendredi, février 09, 2007
Les bobos détrônés par les bio-bos !
Je vous parlais récemment de cette partie de la population parisienne qu’on appelle les bobos. Eh bien, ces derniers sont en passe d’être suppléés par leur nouvelle génération, les bio-bos !
Ou plutôt, loin de devenir has been, les bobos, toujours à la pointe de la mode, sont en train de se transformer en bobos-mangeant-bio.
Les bio-bos achètent donc leurs légumes au marché bio, roulent dans des voitures hybrides, et portent des T-shirts fabriqués à partir de coton équitable.
Et les femmes bio-bos allaitent, bien sûr : comme le dit Elle cette semaine : « désormais, ce sont les biberonneuses qu’on regarde d’un sale œil dans le bus. (…) Les antibiotiques, comme les vaccins, ont mauvaise presse. (…) [Certains parents] sont repassés aux couches non jetables. Oui, comme celles d’avant-guerre qu’on gratte et qu’on fait bouillir. »
Conscience écolo oblige, je me pose moi-même la question de la biodégradabilité des milliers de couches qu’un enfant use - et ce, n’en déplaise à mes parents, même si je n’ai pas d’enfant en prévision pour l’instant.
Mais on est en droit de se demander : jusqu’où cela ira-t-il ?
A quand la dictature du ‘juste retour aux sources / c’était mieux au XIXème siècle / et vive la femme au foyer’ ?
Ou plutôt, loin de devenir has been, les bobos, toujours à la pointe de la mode, sont en train de se transformer en bobos-mangeant-bio.
Les bio-bos achètent donc leurs légumes au marché bio, roulent dans des voitures hybrides, et portent des T-shirts fabriqués à partir de coton équitable.
Et les femmes bio-bos allaitent, bien sûr : comme le dit Elle cette semaine : « désormais, ce sont les biberonneuses qu’on regarde d’un sale œil dans le bus. (…) Les antibiotiques, comme les vaccins, ont mauvaise presse. (…) [Certains parents] sont repassés aux couches non jetables. Oui, comme celles d’avant-guerre qu’on gratte et qu’on fait bouillir. »
Conscience écolo oblige, je me pose moi-même la question de la biodégradabilité des milliers de couches qu’un enfant use - et ce, n’en déplaise à mes parents, même si je n’ai pas d’enfant en prévision pour l’instant.
Mais on est en droit de se demander : jusqu’où cela ira-t-il ?
A quand la dictature du ‘juste retour aux sources / c’était mieux au XIXème siècle / et vive la femme au foyer’ ?
jeudi, février 08, 2007
Le string jetable
Qui a déjà eu la chance d’enfiler un seyant petit string jetable, en vue d’un massage ?
L’objectif –le massage- est agréable ; le petit string qui va avec, c’est une autre histoire.
Vos meilleures copines vous ont offert un bon-cadeau pour votre anniversaire, et vous avez hâte de tenter l’expérience !
Ignorante des us et coutumes de ce nouveau Spa parisien, vous avez gardé votre maillot de bain sous le moelleux peignoir que l’on vous a prêté ; vous êtes assez intuitive pour savoir que vous devrez tomber l'uniforme blanc, et il n’est pas question de se retrouver nue devant la praticienne !
Cette dernière, qui est venue vous chercher au vestiaire, vous conduit à la salle des opérations et « vous laisse vous installer ». Y’a qu’à enlever le peignoir, pensez-vous !
Dans la pénombre, vous essayez de voir les objets qui vous entourent ; vos yeux se font à l’obscurité, et vous distinguez sur la table de massage un petit paquet blanc dans un plastique. Vous regardez la chose, incrédule.
C’est à ce moment que la praticienne entre, fermant doucement la porte derrière elle.
« Vous n’avez pas mis votre string jetable ? », vous demande-t-elle.
Eh oui, la petite boule, là, que vous scrutez depuis deux minutes et qu’elle vous tend, c’est deux morceaux de tissus blanc reliés l’un à l’autre par du fil dentaire vert.
« Il faut que vous le mettiez, car l’huile de massage tâche le maillot de bain. »
Vous qui, avec votre maillot de bain, vous croyiez plus maligne que tout le monde, êtes dans l’obligation d’ôter pudiquement ce qui vous reste de tissu sur le corps, et d'enfiler le petit string.
La praticienne détourne gentiment les yeux, faisant mine de nettoyer sa bouteille d'huile.
Le petit string n'est pas si petit: il vous remonte jusqu’à la taille. Eh oui, il doit aller à tout le monde, vous précise la praticienne.
Toute le monde, comprendre, également aux hommes : vous arborez une charmante poche assez volumineuse sur le bas-ventre.
Et pour prouver que vous ne perdez pas votre sens de l’humour, vous vous dites : ‘celui qui a inventé cet affreux cache-sexe avait sans doute un petit complexe à cet endroit-là!’
Vous avancez à petits pas vers la table de massage, mettez le visage dans la serviette, et oubliez tout.
L’objectif –le massage- est agréable ; le petit string qui va avec, c’est une autre histoire.
Vos meilleures copines vous ont offert un bon-cadeau pour votre anniversaire, et vous avez hâte de tenter l’expérience !
Ignorante des us et coutumes de ce nouveau Spa parisien, vous avez gardé votre maillot de bain sous le moelleux peignoir que l’on vous a prêté ; vous êtes assez intuitive pour savoir que vous devrez tomber l'uniforme blanc, et il n’est pas question de se retrouver nue devant la praticienne !
Cette dernière, qui est venue vous chercher au vestiaire, vous conduit à la salle des opérations et « vous laisse vous installer ». Y’a qu’à enlever le peignoir, pensez-vous !
Dans la pénombre, vous essayez de voir les objets qui vous entourent ; vos yeux se font à l’obscurité, et vous distinguez sur la table de massage un petit paquet blanc dans un plastique. Vous regardez la chose, incrédule.
C’est à ce moment que la praticienne entre, fermant doucement la porte derrière elle.
« Vous n’avez pas mis votre string jetable ? », vous demande-t-elle.
Eh oui, la petite boule, là, que vous scrutez depuis deux minutes et qu’elle vous tend, c’est deux morceaux de tissus blanc reliés l’un à l’autre par du fil dentaire vert.
« Il faut que vous le mettiez, car l’huile de massage tâche le maillot de bain. »
Vous qui, avec votre maillot de bain, vous croyiez plus maligne que tout le monde, êtes dans l’obligation d’ôter pudiquement ce qui vous reste de tissu sur le corps, et d'enfiler le petit string.
La praticienne détourne gentiment les yeux, faisant mine de nettoyer sa bouteille d'huile.
Le petit string n'est pas si petit: il vous remonte jusqu’à la taille. Eh oui, il doit aller à tout le monde, vous précise la praticienne.
Toute le monde, comprendre, également aux hommes : vous arborez une charmante poche assez volumineuse sur le bas-ventre.
Et pour prouver que vous ne perdez pas votre sens de l’humour, vous vous dites : ‘celui qui a inventé cet affreux cache-sexe avait sans doute un petit complexe à cet endroit-là!’
Vous avancez à petits pas vers la table de massage, mettez le visage dans la serviette, et oubliez tout.
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