mercredi, janvier 02, 2008

Formidable, on respire !


Les restaurants, cafés et boîtes de France sont à présent non-fumeurs.
Quel ne fut pas mon bonheur hier, de pouvoir déjeuner dans mon café fétiche (frites et tarte aux pomme grand-mère à tomber), non pas au fond de la salle comme avant, mais dans la terrasse chauffée, meilleur coin jadis réservé aux fumeurs ?

Je ne sais si je fais partie d’une minorité ou si les journalistes sont tous fumeurs, mais tous les gens interviewés sur le sujet étaient véhéments contre la nouvelle loi. Eh bien moi, je suis ravie !
Jusqu’à hier 00h00, le Français fumeur était hype, et le non-fumeur –le mec pas drôle qui ne sait pas s’amuser-, coincé à une table entre la porte des WC et la pompe à incendie.

Mais aujourd’hui tout va changer ! Celui qui ne clope pas va aussi avoir le droit d’être in.
C’est toute la mentalité des Français qui va évoluer. Bien plus tard, certes, que nos amis d’Amérique et cousins d’Europe, mais qui a dit que la France devait toujours être à la pointe des tendances ?:)

dimanche, décembre 30, 2007

15221!

Chers blogueurs et blogueuses,

Grâce à vous, cette semaine, le site Blanche à Paris a franchi la barre des 15000 visites!

En voilà un joli cadeau pour terminer l'année!
Celui-là, je ne le revendrai pas!:)) (cf post précédent).

dimanche, décembre 23, 2007

Revendez vos cadeaux !

J’étais hier dans le métro, prête à affronter la foule du boulevard Haussmann pour acheter mes derniers cadeaux, entre le Printemps et les Galeries Lafayette.

Habitant en bout de ligne, je me suis assise sur le strapontin, une vue imprenable sur tout le wagon. Une publicité au fond de ce dernier a accroché mon regard : ‘revendez vos cadeaux !’, disait-elle.
Cette pub pour un site internet de vente de divers objets allait faire le tour de la ligne de métro, via les grands magasins. Elle allait être vue par tous les voyageurs, les bras remplis de paquets pour leurs proches. Whatever.

Joyeux Noël quand même !:) (dixit Madame Muscain).

jeudi, décembre 13, 2007

Cadeaux de Noël surinvestis

Certaines personnes ont tendance à surinvestir émotionnellement les cadeaux qu’elles reçoivent à Noël et n’ont jamais de mots assez forts pour déplorer un cadeau qui tombe à côté : certes elles voulaient les Concertos Brandebourgeois, mais pas par cette interprète-là, certes elles voulaient une bougie parfumée mais elles détestent l’odeur de la vanille, etc etc…
Ma mère est de ces personnes-là.
Alors, quand une telle mère et sa fille échangent au sujet des cadeaux de Noël, cela donne ceci :
« - Blanche, j’ai acheté le livre qui était sur ta liste, je voudrais t’offrir une petite surprise en plus, mais tu n’aimes jamais ce que je t’offre de moi-même.
- Pareil ici. J’ai pris le DVD que tu voulais et je ne sais que prendre en plus : ça ne te plairait pas.
- Mais si, je t’ai dit que j’aimerais bien une bougie parfumée ! Mais surtout pas à la vanille, hein ?
- Compris. De mon côté, j’ai plein d’idées pour moi : des produits de beauté Kiehl’s, de la pâte à tartiner Maison du Chocolat, etc etc etc… Comme ça, tu as l’embarras du choix !
- Ca c’est sûr, j’ai bien l’embarras ! »

L’année prochaine, c’est décidé, j’achète tous mes cadeaux pour tout le monde chez Oxfam ou à l’Unicef : plus de prise de tête psychanalytique, et un peu plus d’utilité sur terre !

lundi, décembre 10, 2007

Comment voyez-vous le temps ?

Quand vous pensez à Noël, ou à vos dernières vacances cet été, où les voyez-vous dans votre tête ? De façon linéaire, ou sur une figure géométrique ?
J’avais l’autre jour cette discussion avec une collègue, qui voit le temps comme un axe des abscisses infini, où les jours de la semaine sont des histogrammes plus ou moins hauts, selon l’intérêt de ces jours : samedi plus haut que vendredi, vendredi plus haut que lundi…
Pour ma part, je vois le temps comme une figure géométrique à quatre côtés, creuse au milieu, et j’avance sur les arêtes : le premier côté va de janvier à Pâques, le second s’étend jusqu’aux vacances d’été, le troisième représente juillet et août, et le dernier va de septembre à la nouvelle année. Cette vision du temps date de mes années d’école, qui étaient ponctuées par les vacances. Elle n’a pas changé, et tous les ans je repars sur le même parallélépipède…
Quand je parle de cela à Clément, il me prend pour une folle : pour lui, le temps avance, linéaire, pas même sur une ligne, comme il vient.

Et vous, comment voyez-vous le temps ?

mardi, novembre 27, 2007

Les aléas du sport dominical…

Dimanche matin, à la fin de ma séance de fitness, je rentrais tranquillement dans les vestiaires, quand une femme s’est plantée devant moi, sans me regarder. Elle arrivait à la salle de gym, son manteau encore mis et sa serviette propre dans la main.
Je me suis retournée, ai farfouillé dans mon casier ; elle était toujours là. Coup d’œil rapide sur les autres casiers : tous étaient pris à côté de moi, mais certains étaient libres un peu plus loin. Elle aurait donc pu en prendre un.
Pourquoi la dame n’allait-elle pas voir plus loin ?

J’ai attrapé mon sweat en polaire, l’ai enfilé – heureusement que je prends ma douche chez moi, sinon je me serais déshabillée sous le nez de l’inconnue… qui était toujours là.
J’ai pris mon sac à dos, y ai rangé mon cadenas et ai montré que je partais.
Dès que la femme l’a vu, elle s’est précipitée sur mon casier. J’ai jeté un dernier coup d’œil en arrière : mon numéro de casier était le 13.
Avions-nous affaire à une sportive superstitieuse ?

samedi, novembre 24, 2007

Souvenirs…

En faisant du tri dans mes ‘écrits’ (nom du dossier sur l’ordinateur), j’ai retrouvé mon tout premier essai d’écriture, un petit recueil de moments vécus.
Je l’ai relu avec tendresse. C’est maladroit, un peu alambiqué, mais sincère, et j’ai l’impression que je suis depuis restée fidèle à mon style.
Et si je vous en soumettais un extrait ?


1996, York. Je rends visite à un ami qui y fait ses études.

(…) York est un endroit très plaisant, mais à la tombée de la nuit le vent se met à souffler dans les ruelles autour de la cathédrale, et l’ombre des remparts devient lugubre.
Vers 19 heures, on se met à frissonner et les rues se vident. Marco et moi sommes encore dehors. Nous attendons 20 heures. Rendez-vous est donné devant un pub au bord du fleuve : c’est là que le ‘Ghost Walk’ part. Ce soir, nous allons arpenter la ville endormie à la recherche des ses fantômes.
Le guide arrive, pas très grand mais l’allure imposante. Il porte un long manteau noir et une écharpe blanche. Il va emmener le groupe étape par étape, en racontant de sa voix grave les apparitions qui ont eu lieu les nuits de pleine lune. Dans les caves du château, un soldat enfermé par erreur revient monter la garde et hurler contre l’injustice dont il a été victime. Dans cette rue, un duel a été fatal pour un combattant. Il y revient une fois par an. Groupés autour du guide, nous écoutons attentivement. Marco se met derrière moi pour faire écran au vent et ne laisser personne m’effleurer : cela me ferait bondir.



Marco et moi avons dîné avant, et je digère. Malheureusement, nous avons mangé épicé, et pour soulager ma langue brûlante, j’ai bu beaucoup d’eau... Le guide continue à raconter avec sa voix d’outre-tombe, mais j’ai de plus en plus de mal à me concentrer : l’envie se fait très pressante. J’en fais part pudiquement à Marco, qui devient tout pâle. Marco est quelqu’un de très convenable, et ce n’est pas poli de quitter le groupe en demandant au guide quelle est la prochaine étape pour pouvoir le rejoindre plus tard. Pourtant, il n’y a pas vraiment le choix...

Etape suivante en tête, Marco et moi nous élançons dans une course effrénée à travers les ruelles éteintes du centre ville, à la recherche d’un fast-food charitable. Le seul MacDo que Marco connaît est fermé. Je vois au loin les lumières jaunes et orange du concurrent. Enseigne allumée = restaurant ouvert ? Espérons-le.
Nous courons aussi vite que nous pouvons. La porte est ouverte, mais il n’y a personne dans le fast-food. Les chaises sont sur les tables. Le ménage a été fait. J’entre, un jeune homme sort de la cuisine derrière les caisses. « Nous fermons, mademoiselle. Nous ne pouvons vous servir que du jus d’orange. » Une boisson ? Ah ça non. Entendant Marco rentrer derrière moi, je ne prends même pas le temps de répondre. C’est fou ce qu’une vessie pleine peut rendre mal poli. La détresse doit se lire sur mon visage, car le vendeur me laisse monter à l’étage sans rien dire (règle à connaître: les toilettes sont toujours à l’étage). Marco esquisse un sourire gêné.

Quand je redescends, Marco, debout devant la porte, sirote un jus d’orange. Il n’aime pas le jus d’orange, mais cela ne se fait pas de ne rien commander quand on utilise les toilettes. Il m’en propose. Hors de question : je n’ai pas envie d’un deuxième marathon.

mercredi, novembre 21, 2007

La grève ne fait plus recette…

Il y a douze ans, lors des ‘grandes grèves’ de 1995, ma sœur m’envoyait des fax à Moscou (pas d’e-mail à l’époque) : « tu vois sœurette, il n’y a pas qu’en Russie que c’est la m… ! »
Et je lui répondais : « comment cela ! A Moscou, il passe un métro par minute jusqu’à une heure du matin. Vous ne pouvez pas en dire autant ! »

Aujourd’hui, je suis revenue en France et ma sœur a émigré au Québec. En partie pour commencer une nouvelle vie, en partie parce qu’elle en avait assez de la mentalité ‘privilégiste’ et vindicative des Français.

Il y a douze ans, certaines couches de la population française avaient organisé des grèves qui ont duré plusieurs semaines et mis la France en mode ‘pause’. Il était politiquement incorrect de n’être pas d’accord avec les galères quotidiennes et la paralysie économique que cela engendrait.
Aujourd’hui, les témoignages de ‘Français moyens’ que j’entends dans les médias me réconfortent : ce n’est plus une honte de vouloir aller travailler. Ce n’est plus une honte d’être solidaire des générations futures en comprenant qu’on ne peut pas indéfiniment s’agripper aux privilèges consentis il y a soixante ans.

Qu’est-ce qu’un réactionnaire ? Quelqu’un qui s’oppose au changement. Cette définition serait-elle en passe de s’appliquer à ceux véritablement concernés par elle ?

Je suis pour la solidarité entre les salariés et entre les générations : si je dois travailler quarante ans pour que mes enfants aient une chance d’avoir une retraite, c’est normal. Si je dois travailler un jour de plus par an (suppression du Lundi de Pentecôte férié) pour aider les vieux, c’est normal.
Si un cheminot ou un prof doit en faire autant, c’est tout aussi normal.

Voilà ce que les gens commencent à penser et à oser dire.

Sœurette, rentre en France, le Gaulois évolue !

lundi, novembre 19, 2007

Paysages d’Eurostar


Comme j’aime ne rien faire dans un train !
M’asseoir confortablement, brancher mon mp3, et regarder le paysage.

Les voies ferrées qui quittent la gare du Nord, les immeubles parisiens un peu défraîchis juste au dessus, et le soleil d’automne qui se reflète dans les fenêtres.
Très vite, les gares de banlieue –Saint-Denis, Pierrefitte-, et leur îlot de vie autour : un bistro, un restaurant chinois, une boulangerie.
L’espacement des immeubles, l’arrivée des petits pavillons, et puis la campagne. Il fait très froid en ce mois de novembre, et ce matin la terre est recouverte de givre.

Un premier tracteur, devant une rangée labourée.
Un clocher d’église au centre d’un regroupement de maisons.
Une petite rivière bordée d’arbustes, au dessus de laquelle nous passons.
Quelle vue apaisante.
Je suis comme paralysée dans mon fauteuil : je n’ai pas envie de bouger, ni de lire le magazine que j’ai acheté avant de partir. C’est toujours ainsi ; je le sais, et pourtant je ne peux jamais m’empêcher de passer au Relay de la gare.

Et puis, le tunnel.
Il n’y a plus rien à regarder. Les oreilles se bouchent légèrement, le train file, remonte, déboule en Angleterre. Il bruine.
Une végétation de bord de mer –mer du nord, pas du sud-, la gare d’Ashford, puis à nouveau un tunnel.
Le train ne passe plus tranquillement par les banlieues londoniennes : adieu les rues bordées de maisons blanches aux toits en brique rouge, dont la forme rappelle celles du Monopoly. C’est le prix à payer pour arriver en 2h15 dans une gare flambant neuve, dont nos amis anglais semblent très fiers.
Ils le peuvent : sur le quai, sous l’horloge, nous attend la statue en bronze d’un couple qui s’enlace.

mercredi, novembre 14, 2007

On ne joue pas avec mes nerfs !:)

J’ai envoyé mon manuscrit à trois maisons d’édition.
Aucune réponse pour l’instant.
Ni oui, ni non, c’est déjà ça.
Je guette la sonnerie de mon portable et redoute d’ouvrir ma boîte aux lettres : un coup de fil, c’est bon signe, une lettre, très mauvais.

Tout à l’heure, mon téléphone sonne. Je regarde l’écran : ‘numéro privé’.
Je ne connais personne en numéro privé.
Le cœur battant, j’attrape délicatement mon portable et appuie sur la touche verte.
« - Allô ?
- Madame Krrrrr [grésillement]
- Pardon ? [cœur qui bat la chamade]
- Je suis bien à la boutique de toilettage Toutou Stop ?
- Euh, non… [encéphalogramme plat comme une crêpe]
- Ah, excusez-moi, j’ai dû me tromper de numéro ! »

C’est cela, oui…